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QDA : Guerre en Ukraine : un génocide ? Le débat sur le septennat et Le festival du cinéma européen

  • quartdheurelillois
  • 19 avr. 2022
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 17 juin 2022

La Guerre Russo-ukrainienne : un génocide ?

Vladimir Poutine est un « dictateur » commettant « un génocide à l’autre bout du monde » déclarait Joe Biden le mardi 13 avril. Une accusation maladroite supplémentaire pour le président américain qui illustre un point de désaccord central entre les soutiens de l’Ukraine. Le terme de génocide apparaît pour la première fois dans le conflit après 5 semaines d’affrontement et la découverte de plusieurs centaines de victimes civiles dans la ville de Boutcha. Ainsi, les crimes de guerre de la Russie semblent indéniables entre massacre de civils et utilisation d’armes chimiques. Mais ces crimes relèvent-ils du génocide ? En effet, ces massacres ne montrent pas une « planification industrielle », symbole des génocides comme au Rwanda ou sous l’Allemagne nazie. Cette appellation montre alors deux politiques médiatiques chez les alliés de l’Ukraine. Du côté européen, portée par Emmanuel Macron et Olaf Scholz, la tendance est à la prudence et à au maintien du dialogue diplomatique avec la Russie. Dans cette optique, le terme génocide serait prématuré et représenterait un nouvel élément dans l’escalade des mots dans le conflit. De l’autre côté, connus pour leur finesse d’analyse en temps de guerre comme en Irak en 2003, les États-Unis, et son allié canadien ont choisi une stratégie bien différente. Joe Biden affirme alors qu’« il est de plus en plus clair que Poutine essaie de balayer l'idée même qu'on puisse être ukrainien », une vision approuvée par Justin Trudeau, Premier ministre du Canada. Le débat n’est pas clos et illustre les postures des différents États à l’international, entre la prudence face à une procédure complexe menée par la CPI et le sensationnalisme au détriment d’un dialogue plus sain.


Le retour d'un débat ancien : le Septennat

Dans le cadre de la campagne des élections présidentielles de 2022, une réforme portée aussi bien par Macron que par Marine Le Pen fait naître la peur et le doute chez les Français, le retour du septennat. Le septennat, le fait d’être élu pour 7 ans, a longtemps été employé sous la Ve république. De De Gaulle à Jacques Chirac, tous les présidents dirigeaient le pays pendant 7 ans. Cependant, sur cette période, le calendrier électoral, la planification des différentes élections en France, voyait les élections législatives être décalées avec celles du Président de la République, les législatives ayant lieu tous les 5 ans. Ce dernier devant alors avoir un Premier ministre du même bord politique que son assemblée. Un système qui mettait donc en place des cohabitations, un Premier ministre d’un bord politique différent du Président en exercice, et qui engendrait donc des mandats en demi-teinte comme ceux de François Mitterrand (Jacques Chirac et Édouard Balladur) ou le premier mandat de Jacques Chirac (Lionel Jospin). Des cohabitations successives qui avaient motivé Jacques Chirac, alors président de la République, à proposer un référendum aux Français en 2000, mettant en place le quinquennat pour les élections de 2002. Mais alors pourquoi les deux candidats du second tour des élections présidentielles souhaitent un retour du septennat ?


L’argument principal de ces derniers est le même : permettre de mettre en place des réformes dans de meilleures conditions et d’organiser des projets sur le plus long terme. Cependant, les deux politiciens divergent sur le cadre de ce possible passage au septennat. Pour Marine Le Pen, ce dernier se ferait par un changement de la Constitution. De plus, il serait non renouvelable, un président sortant ne pourrait plus se représenter, dans le but qu’il n’oriente pas la fin de son mandat à sa réélection, comme vu récemment… Pour Emmanuel Macron, le fonctionnement serait très différent. Tout d’abord il souhaiterait le mettre en place à la suite d’une réunion entre les grands partis du paysage politique français et non par une modification de la constitution qu’il voit comme antirépublicaine. De plus, le septennat qu’il défend serait renouvelable, permettant à un homme politique de rester au pouvoir pendant 14 ans au total, et accompagné d’élections législatives à mi-mandat, malgré le risque de cohabitation. Le modèle proposé par E. Macron serait donc très proche de celui mis en place jusqu’en 2002 et montre à nouveau l’attachement du leader de LREM au passé de la Retour Montpellier/Paris Ve République.


Écrit par Noé Cathiard


Le Festival du cinéma Européen à Lille

Du 15 au 21 avril a lieu le festival européen du cinéma au sein de notre métropole.

La métropole lilloise a toujours eu un lien avec l’audio visuel. Hôte de série mania une fois par an, on comprend donc que le festival européen du cinéma y a toute sa place.

68 court-métrages ont été sélectionnés cette année et 12 nationalités y sont représentées.

Le vendredi 15 avril a eu lieu la cérémonie d’ouverture à l'UGC de Lille. Pour ce 38éme festival ont également été mises en place des conférences comme celle d'Elie Semoun à la Fnac vendredi à 17h mais encore une conférence sur la transgression au cinéma qui à eu lieu au palais des beaux arts.


Mercredi 20 avril nous aurons également le nom du vainqueur du concours de scénario. Ce concours a pour but de mettre sur le devant de la scène les jeunes talents qui pourraient devenir les grands scénaristes européens de demain.

Vous avez encore jusqu'à Jeudi si vous souhaitez visionner les courts-métrages que propose le festival, à l’ugc, au majestic et au cinéma l’univers.


Écrit par Inès Rigaud

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